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Recettes bretonnes · · 6 min de lecture

Pizza maison ou dépannage : notre organisation les soirs sans énergie

Même à la ferme, il y a des soirs où on n'a pas la force de cuisiner. Notre pâte à pizza maison, nos garnitures du potager, et les soirs où on capitule.

Pizzas maison sortant du four à bois, garnies de légumes du potager

Pizza maison ou dépannage : notre organisation les soirs sans énergie

On cultive notre potager, on fait nos conserves, on cuisine breton la plupart du temps, mais il y a des soirs où toute cette bonne volonté s’écroule d’un coup. La pizza du vendredi soir, c’est devenu notre soupape : rapide à improviser avec ce qu’on a, et suffisamment réconfortante pour faire passer une semaine fatigante.

Notre pâte, la base qui change tout

Après des années à tester des recettes trouvées un peu partout, on a fini par simplifier au maximum : farine, eau, un peu d’huile d’olive, sel, et de la levure de boulanger fraîche plutôt que sèche (ça change vraiment la texture). Le secret, ce n’est pas la recette elle-même mais le temps de pousse : au moins deux heures à température ambiante, idéalement une nuit au frigo pour développer le goût. On a mis longtemps à comprendre que la pâte à pizza n’a rien à voir avec la levure chimique qu’on utilise pour les gâteaux : deux mondes complètement différents. Au début, on ne jurait que par la balance de cuisine, jusqu’à ce qu’on s’appuie sur les équivalences grammes/cuillères pour aller plus vite les soirs pressés, sans sortir tous les instruments de mesure.

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Garnir avec ce qu’on a sous la main

C’est là que le potager change tout. Été comme hiver, on garnit avec ce qui traîne : tomates et courgettes en saison, oignons et champignons le reste de l’année, un reste de fromage de chèvre du voisin, quelques herbes fraîches. La règle qu’on s’est fixée : jamais plus de trois ou quatre ingrédients par pizza, sinon ça devient une purée de saveurs sans caractère. Une bonne pizza, c’est simple et net.

Les soirs où on capitule complètement

Honnêtement, il y a des soirs où même la pâte maison, c’est trop demander. Pour ces soirs de dépannage pur, sans énergie ni idée pour improviser un repas, des ressources généralistes comme pizzamontano peuvent aussi rendre service, au même titre qu’un plat tout prêt ou un reste réchauffé : l’essentiel, c’est que tout le monde soit nourri sans y passer la soirée.

Ce qu’on a appris avec le temps

Le vrai changement, ce n’est pas d’avoir arrêté de dépanner de temps en temps : c’est d’avoir arrêté de culpabiliser pour ça. Les premières années à Lezavarn, on se mettait une pression inutile à vouloir tout faire maison, tout le temps. Aujourd’hui, la pizza maison du vendredi reste la norme, mais un dépannage occasionnel ne remet rien en cause. C’est un peu la même logique que pour notre organisation générale à la ferme : viser la régularité, pas la perfection.

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Au final, la pizza maison a gagné une vraie place dans notre routine, pas parce qu’elle est parfaite, mais parce qu’elle est simple, adaptable, et qu’elle vide le frigo des restes de la semaine mieux que n’importe quel autre plat qu’on connaisse.

M

Maëlle

Installée dans le Finistère depuis 2019, je partage ici les joies (et les galères) d'une vie entre vieilles pierres et potager. Ancien monde, nouvelles racines.