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Vie quotidienne · · 6 min de lecture

Que donner à manger aux poules pondeuses

Que donner à manger aux poules pondeuses : la base (aliment complet, calcium, grit, eau), les restes autorisés et la ration quotidienne pour une bonne ponte.

Poules rousses picorant des grains dans une basse-cour de campagne

Tous les matins, c’est le même rituel : je sors avec la gamelle, mélange de grains et de restes de la veille, et mes trois rousses accourent. Bien nourrir ses poules, ce n’est pas compliqué, mais ça conditionne tout : la régularité de la ponte, la solidité des coquilles, leur santé. Voici ce qu’il faut donner à manger aux poules pondeuses, sans se ruiner et sans gaspiller.

La base : un aliment complet « pondeuse »

Le cœur de l’alimentation d’une poule pondeuse, c’est un aliment complet prévu pour la ponte : un mélange de céréales équilibré (souvent en granulés ou en grains), avec environ 16-17 % de protéines et les minéraux nécessaires. C’est lui qui assure une ponte régulière. Laissez-le à volonté, en libre-service ou distribué matin et soir.

Une poule mange environ 120 à 150 g par jour. Inutile de compter au gramme près si l’aliment est disponible : elles s’autorégulent bien.

Le calcium : pour des coquilles solides

Pour pondre des œufs à coquille dure, une poule a besoin de beaucoup de calcium. En complément de l’aliment, je laisse à disposition, dans une coupelle à part :

  • des coquilles d’huîtres broyées, ou
  • les coquilles d’œufs de la maison, séchées puis écrasées (rien ne se perd, encore une fois).

Les poules se servent selon leurs besoins. Un manque de calcium donne des coquilles molles ou cassantes — un signal à surveiller.

Le grit : leurs « dents » dans le gésier

C’est le détail que les débutants oublient. Une poule n’a pas de dents : elle avale les aliments entiers, et c’est le gésier qui les broie, à l’aide de petits cailloux. Il faut donc lui fournir du grit (petits graviers spécifiques) en libre accès. Les poules qui sortent en trouvent une partie dehors, mais une coupelle de grit ne fait jamais de mal.

Poules rousses dans leur poulailler de campagne

L’eau : le plus essentiel

On l’oublie parce que ça paraît évident, mais c’est le point le plus important : de l’eau propre à volonté, en permanence. Une poule privée d’eau quelques heures arrête de pondre. L’été, je vérifie l’abreuvoir deux fois par jour et je le place à l’ombre ; l’hiver, je casse la glace au besoin.

Les restes de cuisine : oui, mais lesquels ?

C’est là que les poules deviennent les reines de l’anti-gaspi. Elles adorent et digèrent très bien :

  • les épluchures et restes de légumes sains du potager ;
  • les restes de repas non salés, un peu de pain rassis (avec modération) ;
  • l’herbe, les fanes, et tous les vers et insectes qu’elles dénichent en grattant.

Attention toutefois : tous les restes ne sont pas bons. Certains aliments sont carrément toxiques pour les poules (pomme de terre crue ou verte, avocat, chocolat, aliments salés ou moisis…). Mieux vaut connaître la liste avant de tout jeter au poulailler.

Adapter selon la saison

L’alimentation se module un peu dans l’année. En période de mue, à l’automne, les poules ont besoin de plus de protéines pour refaire leur plumage : je force un peu sur les graines riches et les vers. C’est normal qu’elles pondent moins à ce moment — j’explique pourquoi dans la mue d'automne. Et une poule mal nourrie ou parasitée pond mal : si la ration est bonne mais que la ponte chute, pensez aussi à vérifier les poux rouges du poulailler, ou les autres causes quand une poule ne pond plus.

En résumé

  • Base : un aliment complet « pondeuse » (~16-17 % de protéines) à volonté.
  • Calcium libre (coquilles d’huîtres ou d’œufs) pour des coquilles solides.
  • Grit (petits graviers) pour broyer dans le gésier.
  • Eau propre à volonté : le plus essentiel.
  • Restes sains du potager en complément, en évitant les aliments toxiques.
  • Plus de protéines en période de mue.
M

Maëlle

Installée dans le Finistère depuis 2019, je partage ici les joies (et les galères) d'une vie entre vieilles pierres et potager. Ancien monde, nouvelles racines.