Logo La Ferme de Lezavarn La Ferme de Lezavarn
Autonomie · · 7 min de lecture

Faire sa lessive maison : recettes qui tiennent la route

Faire sa lessive maison : 3 recettes testées (savon de Marseille, lierre, cendre), leurs dosages, leurs limites et les ratés à éviter. Du concret, sans dogme.

Ingrédients pour une lessive maison : savon, bicarbonate et bocal

Entre la cendre de la cheminée et le lierre qui grimpe sur le mur de la grange, j’avais sous la main de quoi laver le linge sans rien acheter. J’ai testé, raté, recommencé. Faire sa lessive maison, c’est simple et économique, mais toutes les recettes ne se valent pas. Voici les trois qui tiennent vraiment la route, avec leurs dosages, leurs limites, et mes ratés en prime.

1. La lessive au savon de Marseille (la plus fiable)

C’est la recette polyvalente, celle que je recommande pour débuter. Il faut un vrai savon de Marseille (à l’huile d’olive, sans glycérine ni huile de palme idéalement).

La recette :

  • 30 à 40 g de copeaux de savon de Marseille ;
  • 1 litre d’eau chaude ;
  • 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude (optionnel, renforce le pouvoir lavant).

Faites fondre les copeaux dans l’eau chaude, ajoutez le bicarbonate, mélangez bien et laissez refroidir. Ça gélifie en refroidissant : c’est normal. On secoue le bidon avant chaque usage et on met l’équivalent d’un verre par machine.

Mon raté : la première fois, ma lessive a figé en un bloc compact. Trop de savon, pas assez d’eau. La parade : un peu moins de copeaux, et on n’hésite pas à rallonger d’eau chaude. Petite limite à connaître : à la longue, le savon peut encrasser le bac — un rinçage de temps en temps suffit.

2. La lessive au lierre (gratuite et écolo)

Celle-là m’a bluffée par son côté magique : le lierre grimpant contient de la saponine, un tensioactif naturel qui mousse légèrement. Et il pousse partout.

La recette :

  • une cinquantaine de feuilles de lierre lavées et froissées ;
  • 1 litre d’eau ;
  • faire bouillir 15 minutes, laisser macérer une nuit, puis filtrer.

On obtient un liquide légèrement mousseux, une lessive douce parfaite pour le linge peu sale et le quotidien. Elle se conserve peu (une semaine au frais, ou au congélateur en portions).

Bocaux et produits d'entretien maison dans la cuisine

Sa limite, honnêtement : sur les taches tenaces, elle cale. Le cambouis des mains de Yann après le bricolage ? Le lierre n’y a rien fait. Pour le linge vraiment sale, je reviens au savon de Marseille.

3. La lessive à la cendre de bois (la plus ancienne)

C’est la lessive de nos arrière-grands-mères, et elle ne coûte rien quand on chauffe au bois. La cendre tamisée, au contact de l’eau, libère de la potasse qui lave.

La recette :

  • 1 volume de cendre tamisée (la plus fine, sans morceaux) ;
  • 2 à 3 volumes d’eau ;
  • laisser reposer 1 à 2 jours, puis récupérer le liquide clair du dessus : c’est l’eau de cendre, votre lessive.

Cette eau est alcaline : portez des gants, et évitez-la sur la laine et la soie (les fibres délicates n’aiment pas). Le dosage se fait un peu à la louche et le résultat varie selon la cendre — c’est rustique, mais ça dépanne et ça valorise un déchet, dans le même esprit que mon purin de consoude au potager.

Les astuces qui changent tout

Quelques ajouts qui rendent ces lessives plus agréables :

  • Quelques gouttes d’huile essentielle (lavande) pour parfumer — optionnel, le linge maison sent surtout le « propre neutre ».
  • Du vinaigre blanc dans le bac d’assouplissant : il adoucit, ravive les couleurs et désencrasse la machine. C’est la base de mes produits ménagers maison.
  • Pour les taches, un prélavage au savon de Marseille frotté directement dessus.

En résumé

  • Savon de Marseille (30-40 g + 1 L d’eau + bicarbonate) : la plus polyvalente et fiable.
  • Lierre (50 feuilles bouillies) : gratuite, douce, pour le linge peu sale ; cale sur les taches.
  • Cendre de bois (1 cendre / 2-3 eau, repos 1-2 j) : très ancienne, alcaline (gants, pas la laine).
  • Vinaigre blanc en assouplissant + huile essentielle en option.
M

Maëlle

Installée dans le Finistère depuis 2019, je partage ici les joies (et les galères) d'une vie entre vieilles pierres et potager. Ancien monde, nouvelles racines.